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Julien-1A07 à créé cet article le 16 février 2018

Bure, le nouveau Notre-Dame-des-Landes ?

Comme à Notre-Dame-des-Landes, l'état utilise la force brutale pour imposer à des régions rurales défavorisées et sous peuplées un projet fortement contesté. A Bure l'état veut se débarrasser de des déchets radioactifs produits majoritairement par les grandes métropoles. L'état va engager des dépenses pharaoniques (30 milliards) pour tenter de résoudre le problème insoluble des déchets atomiques. Parmi les options possibles , les têtes pensantes du nucléaire, ont choisi la plus hasardeuse et la plus dangereuse. Voici pourquoi.
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Mots clés :
Burenucléaireradioactif


Il faut combien de temps pour que la radioactivité disparaisse ?
Un corps radioactif n'émet pas des particules régulièrement. Il en dégage beaucoup
au début puis de moins en moins ensuite. Pour caractériser ces émission on
utilise la période encore appelé la demi-vie. C'est à dire qu'à la fin de cette
période, il aura perdu la moitié de sa radioactivité.
La demi vie du plutonium est de 24 000 ans, et ont considère qu'il faut compter
10 périodes pour se débarrasser de se poison mortel, soit 240 000 ans. Certains
atomes se désintègrent en quelques heures, d'autres en centaines d'années, et
même certains autres en milliards d'années.

La solution à trouver doit être vraiment durable, ce qui est loin d'être le cas
pour l'enfouissement.

Au bout de 10 périodes, c'est bon ?
Malheureusementnon !
Un atome radioactif, est constitué d'un noyau instable qui va se casser à un
moment ou un autre en émettant des particules hautement énergétiques est très dangereuses.
Mais une fois cassé le noyau ne devient pas obligatoirement stable, il est
souvent transformé en un autre élément radioactif qui à son tour, va émettre à
nouveau des particules mortelles. C'est ce qu'on appel la chaîne de
désintégration.

Ci-dessous la chaîne de désintégration du thorium.
Cette chaine de désintégration soulève un problème encore plus grave : les corps
changent de nature. Un métal solide devient un gaz qui va vouloir s'échapper de
son confinement.Au départ, un matériau inerte, du point de vue de son inflammabilité,
va se transformer en combustible.
L'enfouissement est la pire des solutions d'un point de vue scientifique
Car ilfaut garantir le maintient de la structure de stockage sur des périodes de
temps qui dépassent largement notre imagination.  Or en sous sol les roches sont soumises à descontraintes énormes. Les cavités ont tendances à se combler, Des fissures se forment
et laissent passer l'eau.  
Et ce stockage qu'on nous présente comme quelque chose d'étanche ne va pas
résister au temps. Les nappes souterraines seront polluées!

La ventilation

Nous avons vu que du gaz se forme pendant la phase de décroissance de la
radioactivité. Ce gaz va s'échapper des colis, se répandre dans les galeries.
Or c'est un gaz radioactif, qu'il faut expulser. Les galeries seront donc ventilées
rejetant ainsi la radioactivité dans l'atmosphère. On comprend mal la raison du
confinement.


Le risque d'incendie

Il y a un gaz encore plus inquiétant, qui est produit dans les galeries. C'est l'hydrogène
qui est inflammable et explosif. Un incendie c'est déjà produit aux Etats-Unis.
Le WIPP, centre de stockage de déchets radioactifs situé au Nouveau-Mexique à
connu un incendie difficile à maîtriser car en sous-sol. On ne manquera pas de
faire le rapprochement avec la catastrophe du tunnel du Mont-Blanc.
Pourtant face à la logique scientifique, l'état impose son projet par la violence
Comme sous les régimes totalitaires l'état positionne les forces de l'ordre en masse
pour protéger des ... champs.
Le 30 janvier 2018, le tribunal de Bar-le-Duc a condamné à un mois de prison
ferme, un opposant au projet Cigeo de Bure dans la Meuse. Il était poursuivi
pour rébellion et refus de se soumettre au contrôle d’ADN. A mettre en
parallèle avec l'affaire Jawad le logeur des terroristes, l'affaire Ferrand ...

En août 2017 un manifestant à failli perdre un pied touché par une grenade. La
leçon de Remi Fraisse n'a pas servi, les gendarmes continuent d'utiliser des
grenades envoyées en tirs tendus.
C'est encore le contribuable qui va payer
Quandon parle de 30 milliards, on parle d'une estimation. On se souvient toutes des
estimations passées qui ont plus que doublé les coûts prévus. A ce titre, on
peut citer l'EPR chiffré à 2milliards mais qui dépasse aujourd'hui les 10
milliards, alors que le bouzin n'est toujours pas en service !


Pourtant il existe une solution simple c'est d'arrêter le plus vite possible le
nucléaire, ce qui aura une conséquence immédiate plus de production de déchets.











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